Monday, December 25, 2017

Come, let us adore

Here is the reflection I prepared for the celebration of the Solemnity of the Lord's Birth (known also as Christ-mas).


We have come

The time has finally arrived.  After all the anxiety of preparing for this day: making sure that there is enough food for anyone who may come through the doors, decorating our homes, buying and wrapping presents, for some of us travelling long distances, the time has finally arrived.  We are here, and just for a moment, we can take a breath, stop, look around us, gather around the manger to contemplate the reason for all the fuss.

Mary and Joseph were just like us. Caesar Augustus had issued a decree that all the world should be registered (Lk 2:1).  This was the very first census in recorded history.  Everyone had to travel to the town of their ancestry in order to be registered.  Since Joseph was descended from the house and family of David, he had travelled from Nazareth to Bethlehem along with Mary, to whom he was engaged and who was expecting a child (Lk 2:4-5).  By today’s measurements, the distance from Nazareth to Bethlehem is 156.4 kilometres.  Even today, the trek would take 2 hours and 18 minutes by car, but Joseph walked the distance and Mary rode on a donkey.  They were not alone either.  The roads would have been packed with people travelling in all directions, each trying to reach their own cities.

This was a hectic journey for the young couple.  Exhausted from their travel, they couldn’t even find a place to sleep.  Saint Luke says that Mary gave birth to her first-born son ... and laid him in a manger (Lk 2:7).  Our all-powerful God, the king of the universe came into the world that night: not as a mighty leader, but as a newborn child; not as a powerful figure, but as a helpless infant.

Many of those who were present in Bethlehem that night paid no attention to him.  In fact, other than his parents and the animals who would have been lodged in the stable that night, no one else seemed to pay any attention to him.  This is the true miracle of this night: God came into the world, not amidst great fanfare, in fact far away from the limelight.  He came into the world not in luxury but in most humble surroundings so that a people who had walked in darkness might see a great light (cf Is 9:2). 

This light was revealed not to kings but to shepherds who were living in the surrounding fields, keeping watch over their flock by night (Lk 2:8).  The angels shared good news of great joy (Lk 2:10) with them that night: news that filled their hearts with excitement and caused them to say to one another: Let us go now to Bethlehem and see this thing that has taken place (Lk 2:15).

Dear friends, the grace of God has appeared, bringing salvation to all of us (Titus 2:11) and this is the reason why families have travelled for miles to be together, this is the reason for all the fuss that has led to this moment.   Let us not lose sight of the greatest gift of all, the gift of God’s love that is right here in our midst.  Let us all set out, not in haste, but in prayer to find Mary and Joseph and the child in the manger (Lk 2:16) and let us ask this holy child to share with us the joy that is the best Christmas gift ever.


Nous sommes arrivés

Enfin, nous sommes arrivés.  Après avoir expérimenté toute l’angoisse de nous préparer pour cette journée: après nous être assurés qu’il y ait assez de nourriture pour tous ceux qui franchissent les portes, après avoir décoré nos maisons, après avoir procuré et emballé tous les cadeaux, après avoir voyagé des longues distances, le temps est finalement arrivé.  Nous sommes rendus, et juste pour une minute, nous pouvons respirer, nous pouvons nous arrêter, nous pouvons regarder autour de nous, nous pouvons nous rassembler autour de la crèche et contempler la raison pour tout ce tapage.

Marie et Joseph vivaient ces mêmes sentiments.  L’empereur Auguste avait émis un édit ordonnant de recenser toute la terre (Lc 2,1).  C’était le tout premier recensement de l’histoire enregistrée.  Tout le monde devait se rendre dans la ville de leur ascendance pour être enregistré.  Puisque Joseph était de la maison et de la lignée de David, il avait voyagé de Nazareth à Bethléem avec Marie qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte (Lc 2,4-5).  La distance entre Nazareth et Bethléem est de 156,4 kilomètres.  Même de nos jours, il nous faudrait 2 heures et 18 minutes pour accomplir le voyage en automobile, mais Joseph l’aurait parcouru à pied et Marie l’aura fait montée sur un âne.  Ils n’étaient certainement pas seuls non plus.   Les routes étaient pleines de gens voyageant dans toutes les directions, chacun essayant d’atteindre sa propres ville.

Ce fut un voyage mouvementé pour le jeune couple.  Épuisés par leur voyage, ils n’arrivaient même pas à trouver des logements pour dormir.  Saint Luc nous explique que Marie mit au monde son fils premier-né ... et elle le coucha dans une mangeoire (Lc 2,7).  Notre Dieu tout-puissant, le roi de l’univers est venu dans le monde, pas comme un chef puissant, mais comme un enfant nouveau-né; pas comme une personne puissante, mais comme un bébé sans défense.

Beaucoup de ceux qui étaient présents à Bethléem cette nuit ne lui ont pas prêté la moindre d’attention.  En fait, à part ces parents et les animaux qui étaient logés dans l’étable ce soir là, personne d’autre ne semblait lui porter attention.  Voici le vrai miracle de cette nuit: Dieu est venu dans le monde, non pas au son des grandes trompettes, mais en fait loin des feux de la rampe.  Il est venu dans le monde non pas dans le luxe, mais dans un environnement des plus humbles afin que le peuple qui marchait dans les ténèbres puisse voir se lever une grande lumière (cf Is 9,2).

Cette lumière ne fut pas révélée aux rois, mais aux bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux (Lc 2,8).  Les anges ont partagé une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout le peuple (Lc 2,10) cette nuit, une nouvelle qui a rempli leurs coeurs de grande joie et leur a fait se dire: Allons donc jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé (Lc 2,15).

Chers amis, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de toute personne (Tite 2,11) et voici la raison pour laquelle les membres de nos familles ont parcouru de longues distances pour se trouver ensemble; voici la raison de tout le tapage qui nous a conduit jusqu’à ce moment.  Ne perdons pas de vue du plus grand don, le don de l’amour de Dieu qui se trouve ici au milieu de nous.  Partons tous, non en fuite, mais en prière à la recherche de Marie et de Joseph ainsi que l’enfant qui dors dans la crèche (cf Lc 2,16) et demandons à ce saint enfant de partager avec nous sa joie qui est le meilleur cadeau de Noël.

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